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Vœux du Maire : « nos relations avec la gazette locale »

Le jeudi 19 janvier 2017

Non sans ironie, le premier magistrat a donné de bons conseils à une certaine presse locale.

« Concernant les relations de la Ville avec  la gazette locale, il ne vous aura probablement pas échappé que nous partageons avec une autre commune voisine, l’insigne privilège de bénéficier d’un traitement particulier de la part de certains de ses journalistes.

Depuis quelques temps en effet, cet organe de presse  est  devenu le premier opposant municipal, diffusant des informations erronées ou tendancieuses, minimisant le rôle joué par la ville dans l’organisation d’un grand nombre de manifestations ou d’événements, accordant une audience excessive à certains propos incohérents parfois tenus par tel ou tel représentant des divers groupes de l’opposition municipale et  instruisant  systématiquement à charge sur certains dossiers, avant que la justice ne se soit prononcée.

Alors, ne vous méprenez pas. Je ne demande pas que ce quotidien fasse l’apologie de l’action menée par l’équipe municipale. Ce ne serait évidemment pas son rôle et loin de moi toute idée de vouloir influencer sa ligne éditoriale. Nous avons nos propres outils de communication pour informer les tropéziens et faire connaître notre action.

Ce que je souhaiterais en revanche, puisque nous sommes à l’époque des vœux, c’est que les journalistes de ce quotidien s’efforcent de respecter une certaine déontologie consistant à vérifier dans toute la mesure du possible la véracité des informations et surtout qu’ils en fassent une relation objective, car en l’absence de pluralité des organes de presse, ce quotidien détient un véritable monopole de l’information.

Je tiens à préciser, que je ne souhaite pas à notre accusateur public du Golfe, le sort subi par Antoine Fouquier Tinville, le fameux accusateur public du Tribunal révolutionnaire qui finit par être lui-même guillotiné le 7 mai 1795. La guillotine est en effet passée de mode. Je me permettrai simplement de conseiller à certains journalistes de notre gazette locale de se soumettre au fameux test des trois passoires de Socrate. 

Comme vous le savez, Socrate avait dans la Grèce antique une haute réputation de sagesse. Un jour, quelqu’un vint trouver ce grand philosophe et lui dit :
– Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ? 
– Un instant, répondit Socrate. Avant que tu ne me racontes tout cela, j’aimerais te faire passer un test rapide. Ce que tu as à me dire, l’as-tu fait passer par les trois passoires ? 
– Les trois passoires ? Que veux-tu dire ?
– Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, reprit Socrate, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des trois passoires. La première passoire est celle de la VERITE. As-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est VRAI ? 
– Non, pas vraiment, je n’ai pas vu la chose moi-même, je l’ai seulement entendu dire. 
– Très bien ! Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Voyons maintenant, essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la BONTE. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de BIEN ? 
– Ah, non ! Au contraire ! 
– Donc, continue Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es pas sûr qu’elles soient vraies. Ce n’est pas très prometteur ! Mais tu peux encore passer le test, car il reste une passoire : celle de l’UTILITE. Est-il UTILE que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ? 
– Utile ? Non, pas vraiment, je ne crois pas que ce soit utile .
– Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni VRAI, ni BIEN, ni UTILE, pourquoi vouloir me le dire ?

Ah, Socrate, si certains journalistes pouvaient encore t’entendre que d’informations erronées, que de fausses rumeurs, que de vaines attentes, que d’inquiétudes injustifiées, que de conséquences néfastes, que d’énergie gaspillée nous seraient évitées ».


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