par francois le le 18/08/2010



C’est en présence du maire Jean-Pierre Tuveri que la Poste de Saint-Tropez a présenté son nouveau PAP, autrement dit sa nouvelle enveloppe «prête-à-poster», devant le musée de l’Annonciade. Un lieu nullement choisi au hasard, puisque, dans le cadre d’un partenariat avec la Poste, la municipalité tropézienne avait proposé de mettre à l’honneur l’exposition Modigliani actuellement visible au musée de l’Annonciade. 2000 exemplaires de cette enveloppe, réalisée par le service Communication de la mairie et éditée par la Poste, sont en vente par paquet de 10 au prix de 8,90 euros.

Une bonne promotion pour la ville et son musée !

par francois le le 15/08/2010



Les traditionnelles cérémonies en souvenir du débarquement en Provence des troupes alliées le 15 août 1944 ont été marquées par la présence du secrétaire d’Etat aux anciens combattants Hubert Falco. Accompagné par le préfet du Var, Hugues Parant, le ministre a déposé une gerbe devant le monument de la Libération, avant de continuer sa «tournée», qui avait débuté un peu plus tôt dans la matinée par Ramatuelle, à Cavalaire. Le consul général des Etats-Unis à Marseille, Kathleen Riley, le capitaine Monica Stoy, présidente de l’association des vétérans américains du 3e régiment d’infanterie, le préfet maritime du Var Yann Tainguy, le député Jean-Michel Couve, le contre-amiral Denis Beraud,  et le président du Conseil général du Var, Horace Lanfranchi accompagné d'Alain Spada, conseiller général du canton.

La cérémonie s’est poursuivie par un discours du docteur Bourrier, président du Comité d’entente des associations patriotiques, qui a évoqué le livre récemment publié sur la Brigade des Maures, un groupe de résistants particulièrement impliqué dans la libération de Saint-Tropez.

La manifestation s’est ensuite déplacée devant la stèle des Marines alliées à la tour du Portalet, avant de se conclure par un dépôt de gerbes et un discours du maire Jean-Pierre Tuveri.







par francois le le 15/08/2010



Il y avait foule, au moins 8 000 personnes agglutinées autour du vieux port et devant le môle Jean Réveille, en cet après-midi du 15 août. Les yeux rivés vers le ciel, touristes et Tropéziens ont attendu patiemment que le ciel s’anime. À 16h30 précises, le programme du meeting a débuté par une démonstration d’hélitreuillage en mer, réalisé par l’équipage d’un hélicoptère Dauphin SAR de la Marine nationale, avec le concours de la Société nationale de sauvetage en mer de Saint-Tropez. À 16h50, un petit avion bleu-blanc-rouge a fait son apparition dans l’espace aérien réservé. C’est un Extra 300 de l’équipe de voltige de l’armée de l’air. Un quart de tour à droite, l’engin pointe ses ailes perpendiculairement au sol. Un second quart de tour, et voilà le pilote la tête en bas. Et quand l’avion monte en chandelle, puis se laisse tomber en vrille comme une feuille morte, le public retient son souffle. Parrainée par l’ancien champion olympique de descente Luc Alphand, l’École de voltige de l’armée de l’air compte dans ses rangs le champion du monde de la spécialité. Le public lui a réservé une juste ovation.

Réglé comme du papier à musique, le meeting s’est poursuivi par une démonstration de la parade Breitling, puis par un ébouriffant Rafale, avant de se terminer par le spectacle de la Patrouille de France. Succès garanti ! Et comme tous les ans, le public en redemande.

En début de soirée, la municipalité a reçu les pilotes et les organisateurs de l’événement dans la salle d’honneur de la Glaye. À cette occasion, Jacques Chirac et son épouse Bernadette, en vacances à Saint-Tropez, se sont joints à la réception à l’invitation du maire Jean-Pierre Tuveri, qui a offert une représentation du Saint-Tropez à l’ancien président de la République. Le premier magistrat tropézien a également récompensé Virginie Guyot, première femme leader de la Patrouille de France.


Démonstration d’hélitreuillage, par l’équipage d’un Dauphin SAR de la Marine nationale.


Avions de la parade Breitling.


Vrombissement d'enfer: le Rafale travers le ciel tropézien.


La PAF en démonstration.




Le fameux "coeur" dessiné par la Patrouille de France.




Le maire Jean-Pierre Tuveri remet un ouvrage sur Saint-Tropez au capitaine Virginie Guyot, leader de la Patrouille de France.


Le maire Jean-Pierre Tuveri, Jacques Chirac, les adjoints Claude Bérard, Georges Giraud et Andrée Anselmi posent avec la PAF.


Un livre sur Saint-Tropez à Bernadette Chirac...


...et une statue représentant Saint-Tropez pour Jacques Chirac.


Le maire remercie les "voltigeurs" de l'équipe de voltige de l'armée de l'air.

par francois le le 15/08/2010



Près de 1 500 personnes ont assisté à la citadelle à la traditionnelle soirée du 15 août, réservée aux résidents tropéziens. Après le repas des Aînés sur le site offert comme chaque année par le Centre communal d’action sociale, le maire Jean-Pierre Tuveri a ouvert l’événement par un discours évoquant la signification de cette journée.

«Depuis 66 ans, le 15 août est désormais une journée commémorant le débarquement de Provence et pour nous Tropéziens, la libération de notre cité. C’est donc tout à la fois une journée du souvenir et une journée de joie. Mais tous les 15 août n’ont pas revêtu un tel caractère joyeux et festif.

Le 15 août 1939, en effet, la France et Saint-Tropez vivaient leurs derniers jours de paix et au cours des semaines suivantes, les évènements allaient se précipiter de façon dramatique. Suite à l’agression de la Pologne par l’Allemagne nazie, le 1er septembre, la mobilisation générale était immédiatement décrétée en France le 2 septembre. Les tropéziens dans l’obligation de porter les armes rejoignaient ainsi que des centaines de milliers de combattants français, leur lieu de rassemblement.
(…)
Les 15 août 1941 et 1942 se sont passés sous l’administration du régime de Vichy, le Maréchal Pétain étant chef de l’État. Comme les autres français, les tropéziens devaient se plier aux nouvelles lois et aux décrets anti-démocratiques, édictés par le nouveau régime dans le cadre de la Révolution Nationale. Alors que certains s’en accommodaient, d’autres commençaient à entrer en résistance, sensibles au discours de ce Général, qui depuis Londres refusait à Pétain de représenter la France et qui prétendait seul, parler en son nom, un certain Général de Gaulle, qui dès le 18 juin 1940 avait lancé un appel à poursuivre le combat, appel, que très peu à Saint-Tropez, avaient alors entendu.
(…)
Le 15 août 1943, s’est passé sous occupation italienne. Le 8 novembre 1942, en effet, les anglo-américains avaient lancé «l’opération Torch» et débarqué au Maroc et en Algérie. En représailles, le 11 novembre 1942, les allemands lançaient «l’opération Attila» et envahissaient la zone libre. De son côté, Mussolini faisait pénétrer ses troupes le long de la côte provençale, occupant 8 départements du sud-est, s’étendant d’est en ouest, de Menton à la Ciotat. Saint-Tropez se retrouve sous le commandement de la division d’infanterie «Legnano», dépendant de la 4e Armata.

L’occupation italienne relativement conciliante, presque débonnaire au cours des premiers mois était progressivement devenue plus pesante, avec l’instauration d’un couvre-feu, des zones d’exclusion, concernant notamment les plages et des réquisitions de logements. Outre les désagréments qui en résultaient pour la population, celle-ci souffrait de plus en plus de pénuries alimentaires.
(…)
Le 15 août 1944, le jour tant attendu de la libération arrivait enfin. C’est par l’entremise des messages personnels diffusés sur radio Londres et écoutés tous les soirs avec attention que les informations relatives au débarquement de Provence seront annoncées. Les codes en étaient les suivants :
   -      «Nancy a le torticolis» annonçait qu’un débarquement interviendrait dans les 8 jours.
   -      «le chasseur est affamé» signifiait que les opérations étaient prévues dans les 24 heures.
   -      Enfin, «Gaby va se coucher dans l’herbe» proclamait la mise en alerte immédiate de tous les mouvements de résistance.

À Saint-Tropez, Nicole Celebonovitch, est chargée, conformément aux directives des chefs de la Brigade des Maures d’écouter radio Londres. Le 14 août, elle se trouve place des Lices, au café de la Renaissance, sa surprise est énorme, lorsqu’elle entend les 3 messages. À bicyclette, elle part alors prévenir les membres de la résistance de l’imminence du débarquement. Les chefs de la résistance se préparent et attendent, durant la nuit, le moindre signe annonçant le débarquement, mais contrairement à leurs attentes, ces signes viendront du ciel.

Vers 4h 15 du matin dans la nuit du 15 août, des avions volant à basse altitude se font entendre et des formes commencent à tomber du ciel. Il s’agissait du largage, par suite d’une erreur de navigation, de 2 compagnies de parachutistes américains censés être lâchés sur le Muy. Le capitaine Ralph R Miller, commandant de la Compagnie B ainsi que 16 autres parachutistes, tombés en mer ne seront jamais retrouvés. Une nouvelle plaque commémorative, rendant hommage au sacrifice de ces hommes a été inaugurée le 15 août 2009 en présence de vétérans américains et se trouve désormais dans l’enceinte du monument à la Libération.
(…)
À Saint-Tropez, les parachutistes américains, épaulés par les forces de la résistance libèrent la ville. Ils ne peuvent malheureusement pas empêcher la destruction du port. Durant la journée du 15 août, les parachutistes déplorent 3 tués et 9 blessés, 2 résistants tropéziens perdent aussi la vie, Guy Ringrave et Paul Roussel.

La fin de la journée du 15 août est marquée par la joie des libérateurs et des tropéziens. La libération est fêtée dans les cafés de la place des Lices. Malheureusement, la journée du 16 août allait se terminer par une tragédie. Alors que de nombreux tropéziens sont présents en ville et sur la place des Lices, plusieurs bombes sont lâchées par 2 bombardiers allemands au dessus de la ville et sur la route de la Belle Isnarde. 10 tropéziens y perdent la vie :
   -      Jeannine Brun
   -      André Joly
   -      Dominique Melanrancio
   -      Jean Mitrani
   -      Julien Mitrani
   -      Marie Jeanne Pagliano
   -      Nicole Petiti
   -      Fançois Siri
   -      Catherine Ristorto
   -      Michelle Ristorto

Si j’ai tenu à rappeler leur nom, c’est pour leur rendre hommage et ne pas oublier que ces jours de joie, furent aussi des jours de douleur
».


Après ce discours émouvant, la soirée s’est poursuivie par un concert du groupe des Gospel Voices, qui ont remplacé les Chœurs de l’armée rouge initialement prévue. Après une heure de spectacle chantant et dansant, le ciel s’est embrasé vers 23h. Le traditionnel feu d’artifice a été tiré depuis une barge en mer.