Le patrimoine architectural de Saint-Tropez

Le patrimoine architectural de Saint-Tropez

Saint-Tropez a la chance exceptionnelle de compter sur son territoire (1.116 ha), 17 sites et monuments classés ou inscrits au titre des monuments historiques ou espaces naturels. C’est un nombre supérieur à la totalité des sites ou monuments protégés des autres communes des cantons de Saint-Tropez et de Grimaud réunis.

La totalité de la commune de Saint-Tropez est protégée, et particulièrement, les façades et toitures des immeubles du port et son plan d’eau, la Citadelle et ses abords, la portion du littoral dite « la Pointe » (la ponche), l’église paroissiale Notre-Dame de l’Assomption, les chapelles Sainte-Anne, de la Miséricorde, de Saint-Tropez, l’Annonciade, le Lavoir Vasserot et sa fontaine, la Tour Jarlier, le château et le parc de la Moutte, le tombeau d’Emile Ollivier, la Villa « La Hune » et son jardin, le « Latitude 43 », le porche de la maison « du Maure » et l’escalier dit « du corsaire ».
 

La vieille ville

Bâtie par les nouveaux habitants à partir de la fin du XVe siècle, les hautes maisons et leurs façades aux couleurs ocre, jaune ou orangé, qui se reflètent dans les eaux du port, abritaient autrefois dans leurs caves les marchandises. Désormais, les commerces ont remplacé ces entrepôts. 
L’église paroissiale se signale par son clocher bâti en 1634, aux couleurs ocre et terre de Sienne. Emblème par excellence de Saint-Tropez, il est surmonté du campanile le plus épuré parmi la soixantaine que compte le Var. Tout autour s'étend un dédale de ruelles et de places. A Saint-Tropez une quinzaine de chapelles furent construites à partir du début du XVIe siècle, aussi bien par les corps de métiers, que par les religieux. Citons les principales :

La chapelle Sainte-Anne

Haut lieu de Saint-Tropez à plus d’un titre, cette chapelle fut érigée sur le Mont Pécoulet à partir de 1618. Au XIXe siècle, les équipages des long-courriers montaient ici avant d’appareiller pour solliciter la protection de Sainte-Anne. A leur retour ils y revenaient afin de la remercier avec des ex-voto. La chapelle n’est ouverte que le 18 mai (dernier jour des Bravades), le 26 juillet (la Sainte-Anne) et le 15 août (Assomption). Cet édifice aux formes simples, de pur style provençal, entouré de cyprès, de pins et de chênes, surplombe la mer et la campagne. Il règne sur cette colline une quiétude et une harmonie rares.
Lieu : 21, chemin des Bastidettes

La chapelle de la MiséricordeLa chapelle de la Miséricorde

Chapelle de la Confrérie des Pénitents noirs, elle date du XVIIe siècle et possède une remarquable porte en serpentinite.
Lieu : rue Gambetta

La chapelle du Couvent

L’histoire de cette chapelle, élevée sur l’emplacement où auraient été enterrés les reliques de Saint-Tropez, est intimement liée à celle de la Cité. Jusqu’à la Révolution, c’est là que fut conservé le buste vénéré du Saint Patron.
Lieu : Avenue Augustin Grangeon - 83990 Saint-Tropez

La chapelle Saint-Eloi

Petite chapelle entretenue par les corps de muletiers et de forgerons. Ils y venaient en procession, le 1er décembre, jour de la Saint-Eloi, faire bénir le pain et les bestiaux. Le bâtiment est devenu maintenant le Temple protestant.
Lieu : rue du temple

La chapelle Saint-Joseph

Elle fut construite vers 1650 sur le chemin de Sainte-Anne. Les ouvriers charpentiers et menuisiers y venaient en procession le 19 mars.
Lieu : 45, chemin de Sainte-Anne

Les trésors cachés, un patrimoine fragile  

Les oratoires urbains

Les oratoires urbains sont de petites niches aménagées aux coins des rues ou au-dessus des entrées de maisons. De petites dimensions (quelques dizaines de centimètres) ces niches dessinent généralement un arc de cercle et leur fond est maçonné en cul-de-four. Cela rappelle et représente symboliquement le chœur des églises. Ces modestes aménagements ont un rôle de protection pour la maison et ses habitants ou peuvent être des ex-voto, matérialisation d’un vœu à un personnage saint.

A Saint-Tropez il existe une quarantaine d’oratoires urbains contenant une statue de la Vierge Marie, de Saint-Tropez, de Saint Antoine de Padoue, de Saint Roch ou du Christ.
Certains sont datables du XVIIè siècles. Ils sont tous une expression populaire de la foi et à ce titre ils méritent d’être protégés, conservés et entretenus.

L’ancien rempart et la rue des Argentiers

Cette ancienne rue de la vieille ville longeait les remparts depuis la Tour Jarlier jusqu’à la porte du Révélin. Au XIXè siècle, alors que le rempart était en partie écroulé, les autorités décidèrent de le supprimer. Les propriétaires eurent l’autorisation de s’approprier la rue, afin d’agrandir leurs parcelles. Ainsi, les façades actuelles de la rue d’Aumale sont alignées sur l’ancienne muraille. De nombreux vestiges de la rue des Argentiers et du rempart sont encore visibles. Ces traces fragiles de l’ancienne architecture de la Ville participent à son identité et symbolisent parfaitement ce patrimoine historique.

Cimetière Marin

Le cimetière marin

Autrefois situé place de l’Ormeau, derrière l’Eglise, le cimetière fut aménagé à la fin du XVIIIè siècle en contrebas de la citadelle, au bord des flots. Les tombes blanches semblent suspendues entre le bleu du ciel et celui de la mer. Elles sont les sépultures de vieilles familles de marins, de capitaines au long cours, d’armateurs, de constructeurs de navires ou de négociants, et évoquent la longue histoire maritime de Saint-Tropez. Au hasard des allées on peut lire sur les pierres les noms de Blandine Liszt (fille du compositeur et épouse de l’homme politique et écrivain Emile Ollivier), les peintres Auguste Pégurier, André Dunoyer de Ségonzac, Henri Manguin, l’épouse du général Allard et autres célébrités tel Roger Vadim, Pierre Bachelet, Eddie Barclay…