
LES ETOILES DU VENDREDI SOIR de Paulina Salminem
Samedi 13 février 2010 à 10h30, 11h30, 15h30, 16h30
Le club de tango d’un hôpital psychiatrique à Buenos Aires organise un spectacle fin d’année ce qui n’est pas simple. Nous suivons les préparatifs orageux jusqu’à la présentation du spectacle. En même temps, nous partageons les espoirs et les douleurs du professeur ainsi que de deux participants.
Le spectacle devient un symbole de la réussite : pour les participants, s’affirmer une fois dans leur vie, se montrer comme des stars : pour le professeur créer un peu de synchronie entre les gens dans ce monde fou et chaotique. Cette chance unique de concrétiser leurs rêves crée une grande pression pour chacun. Pour arriver à leur but, ils doivent affronter plusieurs obstacles et surtout se mettre en accord.
En observant l’évolution du spectacle et la vie quotidienne des personnages nous observons aussi la société argentine et les origines du tango. En fait nous sommes à la recherche de l’âme du tango, des grands thèmes et des émotions qui s’expriment sur la piste de danse : la souffrance, la déception et la passion prennent forme seulement grâce à l’harmonie entre les danseurs.
MEMOIRES DE LA TERRE DE FEU de Emilo Pacull
Dimanche 14 février 2010 à 10h30, 11h30, 15h30, 16h30
Fortement impressionné par les images fantomatiques d’un vieux couple Mapuche « ruiné par les plus grandes trahisons », Emilio Pacull a gardé en mémoire que « lorsqu’on a tout perdu, il reste la parole ». Dix ans après, il réalise ce film au sud du Chili et de l’Argentine en retraçant une histoire de la Patagonie, grâce aux témoignages de ceux qui y ont vécu de grandes transitions. Avec des extraits du film « Magallanes » (1920) d’Alberto d’Agostini.
Le père Alberto d’Agostini a réalisé un document unique sur les peuples qui vivaient en Patagonie depuis des millénaires, avant d’être décimés par la colonisation. Aujourd’hui, des archéologues cherchent leurs traces dans la baie du Murray dont une rive se trouve en Argentine et l’autre au Chili zone de conflits frontaliers entre les deux pays. L’afflux de colons avait totalement modifié les ressources naturelles ; au début du XXe siècle, quatre familles se partageaient l’exploitation de la Terre de Feu, parmi lesquelles la famille Menendez, qui avait créé la plus grande société agricole du monde. L’élevage des moutons employait des centaines de bergers, dont il ne reste aujourd’hui que deux représentants. Les nombreux travailleurs de la région, aussi bien chiliens qu’argentins, organisés en syndicats, engagèrent des luttes contre le capitalisme, compromises par le nationalisme des deux gouvernements fascistes, qui faillit provoquer une guerre en 1977.
SERGIO TIEMPO de Marie-Paule Dallier
Lundi 15 février 2010 à 10h30, 11h30, 15h30, 16h30
Aujourd’hui âgé de 28 ans, le pianiste argentin Sergio Tiempo joua pour la première fois en public à 3 ans ; à 4 ans, il interpréta ne sonate de Clémenti à la télévision argentine et donna ses premiers récitals en Europe à 7 ans. Tout au long de cet entretien avec lui, Bénédicte Brézillon et Antoine Blanquefort nous font découvrir la personnalité, les goûts et le talent de ce jeune pianiste d’exception.
Dès ses débuts précoces à la télévision, Sergio Tiempo manifestait le tempérament d’un grand musicien. Cette force a gagné depuis en maturité : sa philosophie du travail et de la vie fait de lui un artiste à part entière. Elève de Martha Argerich, il a retenu de son enseignement qu’il ne faut pas avoir peur de ce que l’on ressent et l’exprimer avec sincérité dans l’instrument. Sa qualité principale ? « L’instinct », répond-il. Cet instinct musical lui permet d’atteindre directement l’émotion, sans tricher, sans la fabriquer. Il en donne un exemple parfait dans la « Quatrième ballade » de Chopin. Sergio Tiempo prétend qu’il pourrait se passer d’une carrière professionnelle, mais jamais de musique : « C’est mon air, il me le faut pour respirer ! ».
BALADES EN ACCORDEONS de Claude Coiffier
Mardi 16 février 2010 à 10h30, 11h30, 15h30, 16h30
Surnommé le piano du pauvre, l’accordéon, instrument roi de la musique populaire, fait danser le monde entier depuis plus d’un siècle. Léger, puissant et pas cher, l’accordéon fait à lui seul un petit orchestre. Voyage autour du monde, où à chaque étape, il se mêlera, pas « bégueule », aux traditions musicales et folkloriques, favorisant d’harmonieux métissages.
C’est un autrichien qui, en 1829, l’inventa. Il est le dernier né de la musique européenne, le premier instrument fabriqué en usine et diffusé sur catalogue. Fort bien accueilli par les Italiens, ceux qui immigrent vers le Nouveau Monde l’emportent dans leurs bagages. A Buenos Aires, il sert le « scandaleux » tango. A Paris, il règne sur les musettes de Bastille. Transporté par les vendeurs d’horloge allemands, il prend le transsibérien : la révolution d’Octobre en fait l’instrument emblématique de l’Union Soviétique. En Louisiane, les descendants d’esclaves l’empruntent aux colons d’origine française pour produire le « zideco », mélange de folkores breton, poitevin, de blues et de boogie-woogie. En Colombie, on raconte que les indiens pillèrent un jour l’épave d’un navire chargé d’accordéons….
JULIO LE PARC CONTINUEL REGARD de Gabriel Le Parc
Mercredi 17 février 2010 à 10h30, 11h30, 15h30, 16h30
Julio Le Parc est né en Argentine en 1928. En 1958 à Paris, confronté à l’art informel et à l’abstraction lyrique, il décide de rompre avec l’œuvre d’art traditionnelle et d’introduire la participation du spectateur en créant des œuvres cinétiques (mobiles, jeux de lumières). Images d’archives et interviews évoquent l’engagement social, politique et artistique de cet artiste utopiste.
Julio Le Parc invente des formes géométriques mises en mouvement selon un programme prédéterminé. Dans « Continuels mobiles » (1960-1978), plusieurs spectateurs peuvent percevoir au même instant différentes positions d’un ensemble de formes géométriques. Dans « Lumières » (1960-1989), des faisceaux intermittents et des mouvements saccadés créent un sentiment d’instabilité. Dans « Salles de jeux » (1964), des éléments sont mis en actions par le public au moyen d’un boîtier électrique. A Buenos Aires dans un espace public, explosions et parcours de fusées colorées sont programmés sur une musique d’Astor Piazzola. Julio Le Parc croit en « la cité lumière qui, par la force motrice créée par l’homme, vaincra l’obscurité de la mort ».
LE DESSOUS DES CARTES : AMERIQUE LATINE, L’AUTRE AMERIQUE
Jeudi 18 février 2010 à 10h30 et 15h30
L’Argentine / réalisation Philippe Truffaut
Depuis une vingtaine d’années, l’Argentine a connu d’importantes ruptures politiques et économiques. Comment s’en sort-elle depuis la crise financière de 2001 et s’insère-t-elle dans son environnement régional et mondial ?
Le Retour des peuples indigènes / réalisation Frédéric Lernoud
L’Amérique latine n’est pas seulement peuplée des descendants de colons espagnols ou portugais. Les Indiens, longtemps marginalisés, font aujourd’hui entendre leurs différences, au point de déstabiliser les pouvoirs en place.
ASTOR PIAZZOLA The next Tango de José Montes-Basquer
Vendredi 19 février 2010 à 10h30, 11h30, 15h30, 16h30
Astor Piazzola en interview et en concert.
Avec son nouveau Tango, compositeur et virtuose du bandonéon, Astor Piazzola présenta la danse argentine comme une passion, une grâce et un pouvoir sexuel à l’international Concert Hall. Au travers de ce film fascinant et historique de 1986, Piazzolla présente trois de ses œuvres avec l’Orchestre de Radio Cologne et parle de sa vie, sa carrière et le phénomène irrésistible qu’est le tango.
DES TRAINS PAS COMME LES AUTRES : ARGENTINE / PARAGUAY de Bernard d’Abrigeon
Samedi 20 février 2010 à 10h00, 11h30, 15h00, 16h30
Tango… Gaucho….. Polo… personnifient-ils l’Argentine ? En tous cas, ce sont de précieux repères et les images que nous vous en présentons sont amusantes et fortes en couleur. Mais le pays ne se résume pas à ces trois entités.
Vous visiterez la grandiose Buenos Aires et son port La Boca aux maisons peintes…. Vous connaîtrez en Patagonie, Ushuaïa et ses mammifères marins… Vous prendrez le petit train de Patagonie dont le conducteur fait cuire ses saucisses sur la locomotive… Le « Train des Nuages » qui vous emportera à 4200 m d’altitude… Et au Paraguay, le seul train au monde qui fonctionne encore au bois…
ARGENTINE, LE TANGO DES GAUCHOS de Peter Brouwers
Dimanche 21 février 2010 à 10h30, 11h30, 15h30, 16h30
Tango, gauchos, immensités sauvages : l’image du plus « européen » des pays d’Amérique latine repose en grande partie sur ces mythes soigneusement entretenus. Mais la vraie personnalité de l’Argentine est bien plus complexe. Des chutes d’Iguaçu à Ushuaïa, ce DVD Guide réussit la gageure de vous faire parcourir et mieux comprendre, en 52 minutes, un pays à la taille gigantesque. Un voyage d’une densité extraordinaire à travers pampa, cordillère des Andes, cités coloniales, parcs nationaux. Un voyage dont vous reviendrez grisés par les images et par les rencontres.