Il a longtemps vécu à Saint-Tropez, jusqu’é  sa mort en 1949. Précurseur du mouvement picturale des « fauves », ami de Signac, Matisse et Marquet, Henri Manguin fut aussi, en 1963, à l’origine de la création du Museon Troupelen, l’ancêtre de l’actuel musée de l’Annonciade qui lui rend aujourd’hui un hommage aussi appuyé que mérité. Car la lumière chaude des toiles de Manguin est un enchantement pour les yeux, et pour un peu on entendrait clapoter les vagues de la Méditerranée et bruisser les branches des pins parasols en contemplant ses œuvres.

En présence des petits et arrières petits-enfants du peintre, le maire Jean-Pierre Tuveri a inauguré, samedi 18 juin, la grande exposition picturale de l’été tropézien qui met en valeur une quarantaine de toiles, dont plusieurs vues de Saint-Tropez, peintes entre 1900 et 1914. Toute l’exposition est présentée et analysée, notamment par la plume savante du conservateur du musée, Jean-Paul Monery, dans un très beau catalogue édité pour l’occasion.

Les « Paysages méditerranéens » d’Henri Manguin sont visibles tous les jours, au musée de l’Annonciade, place Grammont, jusqu’au 8 octobre de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Image 1 - La lumière de Manguin illumine l’Annonciade