Inaugurée samedi 1er décembre, cette exposition, installée dans la petite galerie, contient des œuvres de l’artiste, des photographies, des éditions de timbres et un reportage tourné dans les années 60, où « le plus français des peintres hollandais » se livre sur sa vie et son art, nous permettant ainsi de mieux le connaître.

Né en 1877, près de Rotterdam au Pays-Bas, Kees Van Dongen se passionne dès son enfance pour le  dessin et la peinture. A 20 ans, il fait le voyage jusqu’à Paris où il décide de se fixer pour exercer son art. Si les débuts sont difficiles, ils seront riches de rencontres et lui permettront de se faire un nom et un renom parmi les avant-gardistes, faisant assurément de lui l’un des plus grands « fauves ». Peintre mondain, amateur de fêtes et amoureux de la gent féminine, on reconnait comme traits dominants de son style de grands yeux cernés de noir, des formes arrondies et plutôt simplifiées, des contours colorés et l’usage prégnant des couleurs vives. Jouissant d’une reconnaissance internationale, Van Dongen s’éteint le 28 mai 1968 à Monaco, où il s’était installé à la fin des années 1940. L’annonce de sa mort fut malheureusement occultée par les événements qui se déroulaient alors en France, ce qui empêcha qu’un hommage à la hauteur de son talent lui soit rendu.

Le musée de l’Annonciade a la grande chance de présenter en permanence trois œuvres phares de Van Dongen :

–              Le petit âne sur la plage peint entre 1912 et 1913 et déposé par l’Etat depuis 1939 à la demande de Georges Grammont pour enrichir le fonds du Museon Tropelen,

–              La curieuse ou la gitane, peint par l’artiste en 1910-1911 à la suite d’un séjour en Espagne, qui faisait partie du legs Grammont en 1955,

–              Et, bien sûr, le célèbre En la plaza, femme à la balustrade, réalisé à la même époque et qui fut acheté par la Ville en 1962 à la Société d’application téléphonique qui avait été fondée quelques années plus tôt par Georges Grammont. En la plaza qui servit d’ailleurs de modèle au seul timbre édité par la Poste française en hommage à Kees Van Dongen, ainsi qu’à un timbre monégasque dont une planche a été prêtée à l’Annonciade par le musée des Timbres et Monnaies de Monaco.

 

« Après l’originale exposition « Eaux plurielles » organisée en partenariat avec les musées de Dunkerque, cette exposition est l’occasion pour Séverine Berger de nous présenter un accrochage totalement inédit de la collection permanente, a commenté, lorts du vernissage, le maire Jean-Pierre Tuveri.  Nous allons donc découvrir une nouvelle présentation de l’étage où, en s’inspirant d’un projet initial de l’architecte Louis Süe, prévoyant une polychromie au niveau des arches, ce sont les murs qui ont été mis en couleur, donnant une vision inédite de l’architecture si particulière de cette ancienne chapelle ».

Le premier magistrat a ensuite  exprimé ses plus vifs remerciements au musée des Timbres et Monnaies de Monaco et au musée de l’Orangerie qui a accepté de prêter le grand portrait de Paul Guillaume, ainsi qu’à Monsieur Guy Ludovissy pour le prêt d’un bouquet de fleurs haut en couleurs. Il a conclu son propos en adressant toutes ses félicitations au conservateur Séverine Berger et à toute l’équipe du musée de l’Annonciade pour tout le travail accompli.

Jours et heures d’ouverture, tarifs … Voir la page du Musée de l’Annonciade

Visites commentées les samedis 29 décembre et 12 janvier à 15h30.

Par ailleurs, des livrets d’activités ont spécialement été préparés pour les jeunes visiteurs.