À travers cette nouvelle exposition, le musée de l’Annonciade poursuit sa volonté affirmée de redonner toute leur place aux artistes trop souvent oubliés par l’histoire de l’art, en particulier les femmes, dont l’engagement et le talent méritent d’être pleinement reconnus.
 
Cette exposition rend un hommage vibrant à Lucie Cousturier, artiste engagée, intellectuelle, biographe et femme de lettres, proche du cercle des néo-impressionnistes. Deux de ses œuvres font d’ailleurs partie des collections fondatrices du musée, soulignant les liens profonds qu’elle entretenait avec Saint-Tropez et avec les artistes de son temps, notamment Paul Signac.
 
Le parcours proposé met en lumière son évolution stylistique, marquée par les paysages du Var et du bois de Boulogne, ses portraits sensibles et ses natures mortes, mais aussi son engagement littéraire et humaniste, notamment auprès des tirailleurs sénégalais durant la Grande Guerre.
 
Ce projet n’aurait pu voir le jour sans la précieuse expertise d’Adèle de Lanfranchi, historienne de l’art et co-commissaire de l’exposition, que nous remercions chaleureusement, ainsi que le concours passionné de nombreux collectionneurs, conservateurs et partenaires institutionnels.
 
Nous tenons à saluer tout particulièrement l’implication de Valentin Brest et Camille Lesbros, assistants de conservation, l’ensemble de l’équipe du musée de l’Annonciade et leur conservateur en chef Séverine Berger, qui portent avec rigueur et passion cette mission de transmission. Sans oublier Michel Perrault, adjoint à la culture, Denis Zott, directeur du service culturel et toute son équipe.
 
Grâce à vous, la mémoire et l’œuvre de Lucie Cousturier retrouvent aujourd’hui l’éclat qu’elles méritent.