« Vous le savez, la Ville est mobilisée depuis plusieurs saisons sur la question des VTC, dont la présence très importante en été pèse directement sur la circulation et le quotidien. À cette pression s’ajoutent les pratiques de certains chauffeurs qui exercent en dehors du cadre réglementaire.
 
Je veux être très claire : notre action n’est pas dirigée contre la profession. Nous soutenons pleinement les chauffeurs qui travaillent légalement, respectent leurs obligations et subissent eux aussi les conséquences de pratiques qui fragilisent leur activité et compliquent encore davantage la circulation.
 
Sur le terrain, nous agissons déjà. Près de 900 infractions ont été relevées cette saison par notre Police municipale, en complément des opérations menées avec la Gendarmerie nationale. Mais une commune ne peut pas, seule, répondre à un phénomène de cette ampleur.
 
Nous pouvons également compter sur la mobilisation du procureur de la République, qui s’est saisi de plusieurs de ces dossiers afin d’apporter une réponse judiciaire rapide. Lorsque les conditions légales sont réunies, des procédures de comparution immédiate peuvent ainsi être engagées, permettant que les faits les plus graves soient jugés dans des délais courts.
 

C’est pourquoi nous avons saisi le ministère des Transports. Plusieurs pistes sont aujourd’hui sur la table : un macaron unique et facilement identifiable, une sectorisation géographique des professionnels, un renforcement des contrôles, mais aussi la création, pendant la haute saison, d’une brigade motorisée de la Gendarmerie nationale spécifiquement mobilisée sur les VTC.Les échanges avancent et nous travaillons actuellement avec un conseiller technique du ministère pour préparer des solutions concrètes pour 2027.

Maintenant, il faut aller au bout de cette démarche. Les difficultés de cet été sont encore très présentes, les constats sont établis et les interlocuteurs mobilisés. C’est aujourd’hui qu’il faut préparer la prochaine saison, pas au printemps prochain lorsque l’urgence sera de nouveau à nos portes.

Notre objectif reste simple : mieux réguler, mieux contrôler et

permettre à ceux qui exercent dans les règles de travailler dans de bonnes conditions, tout en préservant la circulation et la qualité de vie sur notre prequ’île.

Sur ce dossier, ma détermination est entière : je continuerai à porter cette exigence auprès de l’État jusqu’à l’obtention de réponses concrètes, à la hauteur des enjeux de notre territoire. »

 

Sylvie Siri, Maire de Saint-Tropez – Conseillère régionale – Vice-présidente de la Communauté de communes