Une mobilisation de chauffeurs VTC devait se tenir ce samedi 8 août à Saint-Tropez afin d’alerter les pouvoirs publics sur les difficultés rencontrées sur notre territoire, et notamment sur les pratiques de racolage et l’activité de chauffeurs qui ne respectent pas la réglementation.

Avec la commune de Ramatuelle, nous tenons à exprimer très clairement notre soutien aux professionnels en règle.

Ceux qui exercent leur métier tout au long de l’année dans le golfe de Saint-Tropez, qui connaissent notre territoire, ses réalités et ses contraintes, et qui demandent aujourd’hui une régulation plus efficace et plus équitable de l’activité des VTC.

Car au-delà de cette mobilisation, le problème reste entier.

L’exaspération est aujourd’hui légitime. Elle est celle des professionnels locaux, mais aussi des habitants, des commerçants et des visiteurs qui subissent quotidiennement les conséquences d’une activité qu’il est devenu impossible de réguler avec les moyens dont nous disposons actuellement.

Et les conséquences peuvent être dramatiques.

À Saint-Tropez, nous avons malheureusement déploré un décès l’an dernier. Cette semaine encore, une policière municipale a été renversée par un VTC en infraction.

Nous assistons à l’installation d’un climat d’insécurité totalement inédit, où les violences verbales et physiques côtoient des suspicions de délits graves : stupéfiants, racolage, escroqueries…

Cette situation ne peut plus durer.

Nos polices municipales sont pleinement mobilisées : 800 infractions ont déjà été relevées depuis le début de la saison. La Gendarmerie nationale effectue également des contrôles réguliers et massifs. Nous avons pris différentes mesures de police administrative à travers plusieurs arrêtés.

Mais, face à l’ampleur du phénomène, force est de constater que ces actions restent malheureusement insuffisantes.

Nous devons désormais avancer vers des mesures concrètes de régulation et d’organisation territoriale de l’activité des VTC.

Avec Ramatuelle, nous demandons la mise en place d’une réglementation nationale spécifique, adaptée à la réalité très particulière de la presqu’île de Saint-Tropez pendant les périodes de très forte fréquentation.

Il ne s’agit pas de remettre en cause une profession. Au contraire : nous soutenons ceux qui l’exercent dans les règles.

Mais nous devons pouvoir protéger nos habitants, nos visiteurs, nos commerçants, nos agents et tous les professionnels qui respectent la loi.

Saint-Tropez et Ramatuelle sont unies pour demander des réponses légales à la hauteur de la situation.